Projets associés

QAMECS

L'objectif du projet QAMECS (Qualité de l'air dans l'agglomération grenobloise : Évaluation de l'environnement, du comportement et de la santé) :

  • Fournir une vue d'ensemble actualisée. Fournir un diagnostic actualisé de la situation de la métropole de Grenoble du point de vue de la qualité de l'air, de son impact sur la santé et des coûts économiques associés ;
     
  • Effectuer une évaluation ex-ante i) des actions "ville respirable" prévues et ii) des propositions de scénarios théoriques "efficaces" pour éclairer les choix politiques futurs.  Évaluer des scénarios "planifiés" ex-ante et différents scénarios et objectifs théoriques. Les scénarios pourraient être formulés en tenant compte de différentes dimensions : la santé, les niveaux environnementaux et les émissions (par exemple liées aux restrictions de circulation). Leur impact sera quantifié sur les dimensions de la qualité de l'air, de la santé et de l'économie. Pour les objectifs théoriques (par exemple, une réduction de 10% de la concentration annuelle moyenne de particules fines ou du nombre de décès dus à la pollution), des mesures seront identifiées pour les atteindre ;
     
  • Effectuer un suivi avant/après le plan d'action "ville respirable". Réaliser une étude de type avant/après sur la période 2016-2019 sur la base de modèles environnementaux, de mesures dans l'environnement (y compris PM, lévoglucosane, oxydes d'azote) et d'une étude d'impact sur la santé.
     
Le projet QAMECS bénéficie du soutien financier de l'Ademe et de la Métro.

QAMECS-SHS

L'objectif du projet QAMECS-SHS est d'évaluer dans quelle mesure les politiques mises en œuvre pour améliorer la qualité de l'air dans les villes modifient les perceptions et les représentations des individus et peuvent donc modifier leurs pratiques en termes de mobilité ou de chauffage au bois. Cela permettra, d'une part, d'évaluer les systèmes existants et, d'autre part, de proposer de nouveaux leviers pour améliorer la lutte contre la pollution atmosphérique en milieu urbain.

Pour cela, notre champ de recherche sera l'agglomération grenobloise (La Métro) qui, comme d'autres agglomérations, a entrepris une série de mesures s'inscrivant dans une stratégie urbaine plus large incluant par exemple le Plan de Protection de l'Atmosphère, le Plan Climat Air Energie, ainsi que le projet "Villes respirables en 5 ans" du Ministère de l'Environnement.

Le projet QAMECS-SHS est un projet interdisciplinaire combinant sociologie, psychologie comportementale et économie. Pour répondre aux questions posées, il s'appuiera sur une enquête en deux parties, une enquête téléphonique socio-psychologique qui portera sur les deux principales sources de pollution, la mobilité et le chauffage au bois, et un questionnaire de choix modal via Internet. Il s’agira :


  • D’évaluer, sur une longue période, par une étude longitudinale de près de 10 ans, l'impact des mesures de dépollution de l'air mises en place sur le territoire de La Métro sur la perception, les représentations, les niveaux de connaissances et les pratiques d'émissions des deux principales sources de particules en suspension (PM) et d'oxydes d'azote (NOx), le chauffage au bois et la mobilité. L'objectif est d'évaluer dans quelle mesure il est possible d'utiliser ces représentations pour modifier le comportement des individus.

  • D’analyser les déterminants du choix modal, en se concentrant sur l'impact sur les choix modaux des motivations liées à la santé individuelle et les impacts environnementaux du mode de transport. Cela permettra également d'identifier de nouveaux leviers et outils, ou d'améliorer les outils existants pour lutter contre la pollution atmosphérique. Les moteurs psychologiques de ces motivations seront analysés en particulier pour comprendre comment et pourquoi les intentions (utiliser les transports "doux", c'est-à-dire la marche, le vélo ou les transports publics) se traduisent, ou non, en comportements.

Une attention particulière sera accordée à l'hétérogénéité de l'impact de ces mesures sur les perceptions, représentations et pratiques selon les catégories sociales. D'une part, il faut être vigilant sur les éventuels impacts régressifs des mesures d'amélioration de la qualité de l'air et, d'autre part, il a été démontré que Grenoble a un désavantage social en termes d'impact sanitaire de la pollution.

Le terrain de recherche est restreint à l'agglomération grenobloise, mais l'objectif de QAMECS-SHS est que les résultats du projet fournissent des recommandations en termes de développement de mesures de lutte contre la pollution atmosphérique due au transport et au chauffage au bois à l'échelle de la ville en général.
QAMECS-SHS est financé par la subvention PRIMEQUAL (Ademe).

RESMOB

Dans le cadre du projet RESMOB, nous proposons d’étudier l’impact du réseau professionnel sur les choix de modes de transport. L’influence du réseau se manifeste lorsque les comportements ou décisions des membres du réseau d’un individu influencent les choix de ce dernier. Nous souhaitons plus particulièrement étudier l’impact des interactions professionnelles sur les modes de transport choisis.

La pollution atmosphérique urbaine étant une préoccupation majeure, plusieurs villes françaises mettent en place des mesures afin d’accroître l’utilisation de modes de transport moins polluants (transports en commun, vélo, marche). Pour juger de l’efficacité de ces mesures, il est nécessaire de mener des évaluations. A notre connaissance, celles-ci ne considèrent pas le multiplicateur social, c’est à dire les effets de propagation liés aux interactions sociales. Pourtant, la littérature a montré qu’elles pouvaient jouer un rôle important dans l’efficacité des politiques publiques, en amplifiant les effets d’une mesure, ou au contraire en les atténuant.

L’effet des pairs, sur de nombreux comportements ou décisions, reste toutefois sous-étudié empiriquement, ceci du fait de l’absence de données sur les comportements adoptés par les membres du réseau. Les décisions visant les modes de transports ne font pas exception. Les discussions au sein d’un réseau sur les trajets empruntés et modes de transports choisis peuvent être importantes avec par exemple la recherche de co-voiturage entre collègues habitant la même zone géographique. La diffusion d’information au sein du réseau social peut ainsi avoir à terme un effet sur notre comportement. Afin d’élaborer des politiques publiques efficaces, il semble donc pertinent de mesurer l’effet des réseaux sociaux sur les comportements de mobilité.

Pour mener à bien ce projet, nous diffuserons un questionnaire auprès du personnel de l’université Grenoble Alpes et de la Communauté Université Grenoble Alpes, ciblant ainsi plusieurs milliers d’individus. Cette enquête aboutira à une base de données novatrice. Elle permettra de développer et de s’approprier les outils méthodologiques nécessaires à l’étude des réseaux. Nous serons ainsi en mesure de mener une analyse économétrique originale sur la base de ces informations collectées.

RESMOB est financé par l’appel à projet Initiatives de Recherche Stratégique (IRS) (IDEX Université Grenoble Alpes).